Julien Picot
Dès mon plus jeune âge, mes parents m'ont initié et sensibilisé au respect de la nature et de ses habitants. J'ai rapidement été immergé dans le milieu sauvage où se mêle beauté et fascination. Mon premier brame, je l'ai vécu alors que je n'avais pas encore cinq ans; je crois d'ailleurs que ma rencontre avec les grands cervidés cette nuit là a été cruciale dans mes choix photographiques pour la suite de mes pérégrinations.
Dix années de compétition de vélo au niveau national m'ont provisoirement éloigné de l'observation de la grande faune jusqu'à ce que je décide d'arrêter en 2005 et de recommencer à me focaliser sur la nature. Il était difficile, voir impossible, de toute façon, de mener de front: vie de couple, sport à haut niveau, vie professionnelle , photos animalières...
Accompagné de mon père, parfois de ma copine, ou seul du fait d'un emploi du temps particulier en tant qu'infirmier, je passe des heures à l'affût et cela plusieurs fois par semaine. C'est au cerf (au sens large de l'espèce) que je consacre la quasi totalité de mes sorties.
Beaucoup plus exclusif dans mes choix photographiques que mon père, je ne sais pas expliquer pourquoi cet animal me fascine tant : mélange de force et de beauté, de mythe et de légende, c'est celui qui me donne le plus d'émotion lorsque nos regards se croisent...